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[Histoire] Le triste héros.

 
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Trai-Shor
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MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 14:29 (2010)    Sujet du message: [Histoire] Le triste héros. Répondre en citant

On en parlait partout dans les auberges de Sevamor en cette nuit d’hivers où le froid commençait déjà à infliger sa morsure à tous les êtres de ces terres…  On parlait d’un preux chevalier de l’ordre de Féca qui aurait sauvé la vie de trois familles en trouvant un moyen de venir à bout du terrible « abraknyde vert » qui arpentait ces terres depuis une dizaine d’années.
Celons ce qu’on disait, ce serait un homme beau, jeune, courageux, intelligent, brave et puissant… Le paladin sans reproche serait un véritable saint…

Hélas… La vérité fut tout autre… Bien que certaines choses de cette histoire soit vraies, je vais prendre le soin de vous la raconter.



C’est aux alentours de sa trente-deuxième année que Reil Cuob acheva sa formation de paladin de l’ordre de Féca. Il était plutôt jeune par rapport à la difficulté de la formation mais était tout de même proche de la moyenne. Il avait passé les épreuves du feu et du vent avec succès tout en ayant de bons résultats à celles de la terre et de l’eau. Son entrainement fut rude car il n’était pas aussi talentueux que beaucoup d’autre mais il eu le courage de tenir jusqu’au bout.

Il commença alors son périple, étant sûr de vouloir faire le bien et apporter la paix dans toutes les nations. Il alla donc se joindre à ses compagnons dans le combat violent qui confronté sa nation à Emelkia. Voulant alors montrer son courage à son entourage, il tenta alors de progresser en rang le plus vite possible, risquant sa vie pour se faire. Il partit alors en première ligne pour protéger ses camarades, il utilisa l’art du wakfu pour blesser mortellement ses ennemis dans l’anonymat le plus total. Reil avait reçut un entrainement d’élite mais se fit toucher maintes et maintes fois… Il passa par l’infirmerie plus de fois qu’il alla à la bataille. Apprenant cela, ses supérieurs l’exclurent de l’armée car il était trop dangereux pour lui de continuer.
Abattu par cette nouvelle il rentra en larme chez ses parents. Il se fit accueillir par sa famille aimante comme, malgré tout, un héros. Il soufra alors plus du fait que sa famille l’aime encore que de son expulsion.

Reil, dans sa tristesse fit donc un vœu à Féca… Lui suppliant de prendre sa vie pour lui offrir une occasion de montrer son courage. Il était pieux et l’avait toujours servit, Féca lui accorda un grand pouvoir à l’unique condition qu’il offrirait sa vie et celle de son frère pour compenser.
Reil accepta le contrat et se vit octroyé d’une arme redoutable, le bouclier agressif… Un bouclier normal dans l’apparence mais qui avait le terrible de faire sentir la douleur qu’aurait fait le coup à quiconque frapperait sur lui. L’adepte de Féca quitta alors sa maison pour s’attirer la gloire d’autrui.


C’est ici que l’histoire du triste héros commence…


Dans Sevamor, il y avait une auberge du nom de « L’as d’Ecaflip » connue pour ses jeux, ses filles de joie ainsi que les diverses mission pour les chasseurs de primes. Il entra sans se faire remarquer dans la grande salle. Ayant prit beaucoup d’argent de chez lui, il fit attention à ne pas en perdre bêtement dans les jeux et avait toujours une main sur sa bourse rebondie.
Il regarda alors attentivement les contrats… « Erbmo, adepte de Sram recherché pour l’assassinat de treize personnes »… Non… Il ne voulait pas venger les morts mais protéger les vivants ! Il remarqua donc un contrat assez hors du commun : « L’abraknyde vert est encore dans la forêt sombre ! Qui l’abattra se fera récompenser par le gouverneur lui-même et sera octroyé d’un titre de noblesse. ». Il se contrefichait de l’argent et de la noblesse, mais le fait de se faire récompenser par le gouverneur  et avoir accomplit un tel exploit l’intéressait au plus haut point. Un seul problème… S’il y a tellement d’avantage, il y a surement un ennemi très puissant… Reil regarda alors son bouclier… Un abraknyde peut-il souffrir ?... Le bouclier avait il un réel pouvoir ?... Les questions se bousculèrent dans sa tête.
Il pensait que sa tête allait explosée… Mais, il entendit une petite voie féminine lui parler. Ne comprenant pas vraiment, il se retourna.
Une jeune adepte de Féca le regardait et semblait vouloir s’adresser à lui. N’ayant pas entendu, il prit le soin de dire :

« Bien le bonjour à toi, adepte de Féca…
Que veux-tu donc me dire, je n’ai pas entendu…
Je devine… Tu veux lire ? Tu as trop attendu ?
Qu’attends-tu de moi ? Que je m’éloigne de là ? »


Elle identifia l’autre adepte de Féca et esquissa un sourire de gêne. Peu après, elle répondit :

« Que Féca vous bénisse, brave aventurier !
Laissez-moi être complice, de cette grande épopée !
Tuons l’abraknyde vert, vengeons  mes amis morts !
Ensemble tuons le père de mes tristes remords… »

[ Note de l’auteur : Je rouille… J’ai prit un temps fou à sortir des vers…]
 
L’adepte de Féca n'avait pourtant pas accepté… Mais vous savez, quand une jolie fille vous demande cela, difficile de refuser… Il accepta donc d’aller tuer ce monstre dont il ne connaissait que la couleur. La jeune femme alla donc chercher deux autres compagnons… Un adepte de Xelor et une adepte de Sacrieur.

Le sourire aux lèvres, elle présenta l’équipée cosmopolite (On l'apprendra plus tard... Je casse juste le suspens...):

« Le petit est Essius, adepte de Xelor,
Vraiment olibrius, et c’est bien son seul tord,
Il est très versatile et ne se bat jamais,
Il peut nous être utile et n’est pas au rabais.
 
La grande dame est Eigah, disciple de Sacrieur,
Ca n’vous étonnera pas, si elle aime la douleur…
Fine lame, elle est rapide, même sous la cachexie !
Et, n’étant pas cupide, elle fait une bonne amie.
 
Pour ma part, je suis Il’, je ne suis pas bien vielle,
Mais je suis un gros bill, et ma force démentielle,
Et je fais des babils, mais mes dons sensoriels,
Seront sans doute utiles, au groupe que voilà,
De plus, mon bras agile peut servir en combat ! »

 
La présentation se termina par des hochements de tête pour saluer et quelques questions sans importances… Ils prirent donc la mission la allèrent la valider au bureau des chasseurs de prime.
Ils prirent une chambre chacun et festoyèrent ensemble en l’honneur de leur nouvelle équipe !
L’aventure commença le lendemain, lors des premières en fin de matinée…









Le début de la matinée se passa au marché. En effet, voulant se faire remarquer le plus possible, Reil prit soin d’acheter un ensemble d’habit écarlate. Il prit donc une longue cape avec un capuchon qu’il n’abaissa pas sur sa tête.  Sur sa tenue de cuir rouge, il fit mettre un emblème doré de sa déesse. Il prit aussi un bâton long et beau, sculpté et enchanté par un forgemage.



Satisfait de des achats, il alla alors de nouveau à l’auberge pour rejoindre ses compagnons de route. Il était, d’ailleurs, en avance car Il’ semblait encore en train de manger son petit déjeuner et Esius avait, pour la énième fois, oublier de mettre sa montre à l’heure. Eigah, qui était seule devant l’auberge à remettre sa tenue jaune tachetée de rouge en place regarda alors l’adepte de Féca avec de gros yeux. Après avoir fait un sourire presque amusé, elle commença à parler :


« Hé bien, te voilà bien vêtis ! J’ai cru que tu dormais encore, mais je vois que tu es plutôt matinal, hein ? Les autres sont encore dans l’auberge à… L’un vient de se lever et s’habille et l’autre mange… »


Puis, elle prit enfin soin de regarder attentivement la tenue. Elle remarqua alors le bouclier qui semblait regorger de wakfu et le symbole de Féca sur ses habits  de cuir. Elle reprit alors.


 « - Beau bouclier… Je peux le regarder ?
- En fait, non… Ce… C’est très précieux… Je n’ai pas envie qu’on l’abîme…
- Parce que tu porte un bouclier pour ne pas l’abîmer, toi ?  Drôle d’adepte de Féca…
- Si… Mais… Pas maintenant ! Disons que… Oh ! Et puis, à quoi bon ! »


Reil enleva alors son bouclier pour le donner à l’adepte de Sacrieur. A peine l’adepte de Sacrieur l’effleura qu’elle se sentit mal… Un peu comme si quelque chose lui faisait un poids sur le cœur. Elle décida de le garder un moment. Quand Reil lâcha l’objet, Eigah poussa un grand hurlement de douleur et le jeta le plus rapidement possible… L’adepte de Féca la regarda avec des gros yeux. Il ne trouva, dans cette situation, pas plus malin que de se moquer :


« - Bah alors ? Une adepte de Sacrieur qui ne supporte pas la douleur ? C’est tout aussi touchant, non ? "



Voyant tout de même qu’Eigah n’était pas bien en point, il lui donna la main droite avant de remarquer que son bouclier était de nouveau là. Il était tellement stupéfait que le bouclier était revenu à son bras droit et s’était attaché tout seul qui en lâcha l’adepte de Sacrieur qui tentait de se lever. Elle râla. Il’ sortie de l’auberge avec bon nombre de personnes intriguées par le hurlement. C’est un adepte de Iop qui s’intercala entre Reil et Eigah, pointant Reil de son épée aux teints azurs. En plus que son sourire de provocation, il envoya aussi :


« A présent, la seule chose que tu peux espérer, c’est que le Cocacolarve de l’incarnam soit aussi bon qu’ici ! »


Il attaqua d’une estoc sur le coté gauche du corps. Reil esquiva de justesse le coup qui lui était destiné. Mais l’adepte de Iop ne s’arrêta pas pour autant, il fit un coup latéral, bien difficile à esquiver et beaucoup plus violent qu’une simple estoc… Reil, n’ayant pas sortit son bâton n’eu pas d’autre possibilité que d’utiliser son bouclier, comme on lui avait appris. Il s’exécuta. L’adepte de Iop frappa de toutes ses forces sur le bouclier qui était au niveau des cotes.


Il tomba alors à terre pour cracher du sang sans que personne ne comprenne pourquoi. Reil le regarda, terrifié par ce qu’il avait fait. L’adepte de Iop se leva, apeuré par le combat mais ne pouvant le fuir. Il dit d’une voie horrifiée :


 « Ce… C’était pas du jeu ! C’était quoi ce coup déloyal ?! Tu n’as même pas frappé ! C’était toi qui aurait du souffrir ! Je te hais ! 
- Oulah ! Si tu ne veux pas perdre, je peux y aller un peu moins fort si tu le désire… Mais tu n’as aucune chance contre moi ! Je vais te renvoyer à Iop, moi ! »


 Reil eu le temps de sortir son bâton et commença à effectuer la technique du bâton levant. Il fit semblant de vouloir passer sur la gauche de l’adepte de Iop en fonçant vers lui en décaler. Et en postant son bâton à sa droite. L’adepte de Iop fit alors un bond en arrière et tenta de bloquer son éventuel coup en mettant son épée à sa gauche. Reil eu sa chance, il profita du fait que l’adepte de Iop soit en posture défensive pour envoyer un faible éclair de feu sur son flanc droit pour le déstabilisé. Il leva alors  son bâton et l’abattra violement sur la tête de l’adepte de Iop pendant qu’il tenait son épée en revers (Comme les raquettes). Malgré le coup, l’adepte de Iop frappa de toute ses forces sur l’ouverture du féca. Reil para à nouveau avec son bouclier, ce qui fit un ocup double à l’adepte de Iop, qui, à cause de la douleur, tomba au sol et lâcha son épée.


Stupéfaits par le combat, les gens regardaient Reil comme s’il était d’une puissance inouïe. L’adepte de Féca fit un grand sourire avant de sentir un danger venir de la droite. Il para avec son bâton la main de l’adepte de Sacrieur qui voulait le corriger de sa goujaterie. L’adepte de Iop avili par Reil rampa honteusement vers son épée.



La stupéfaction laissa sa lourdeur envahir les lieux. Pourtant, les gens de l’auberges n’étaient pas des tendres… Mais frapper son que personne ne s’en rende compte, ça, il n’avait jamais vu avant… Surtout de la part d’un adepte de Féca. L’incident fut vite clôt quand les musiciens reprirent la danse. Reil regardait son groupe, trop fier de lui pour voir à quel point le disciple de Iop était mal. C’est Il’ qui prit la parole en première :



« - C---… Comment as-tu fais ça ?! Tu maîtrises l’art offert par Sacrieur ou quoi ?
- Tu aurais pu moins l’amocher… Tout de même… Dit l’adepte de Sacrieur, honteuse d’avoir causé cette dispute inutile.
 -Spectaculaire ! Tout bonnement fantastique ! Je n’ai jamais senti un wakfu aussi puissant emanant d’un objet ! cria l’adepte de Xelor.
- Haha ! Vous avez vu ça ?! Il n’avait aucune chance, le pauvre bougre ! Je présume qu’il ne cherchera pas la dispute de si tôt à présent !
- Idiot ! Un adepte de Féca, ça sert à protéger, pas à faire du mal aux preux chevaliers !
- Et c’est une gamine qui me fait la morale ?... Je l’ai protégé des prochaines bagarres, haha !
- Puis-je regarder ton bouclier, Reil ?... Il m’intrigue au plus haut point !
- Jamais ! Ce n’est pas grâce à mon bouclier que j’ai gagné ! Mais grâce à ma force et mon courage ! Le fait qu’il émane du wakfu vient d’un de mes sorts ! »


La conversation se coupa aussi brusquement que la lourdeur s’installa… Personne n’osait plus parler de peur de dire quelque chose de mal. C’est donc dans cette ambiance pesante qu’ils commencèrent à marcher vers la forêt dense.
Ils traversèrent donc les champs, Reil était trop occupé à admirer la puissance de son bouclier pour se prendre part aux discutions.  Il se sentait puissant, pour une fois… Il pensait qu’il pouvait tout détruire s’il le voulait grâce à cette puissance. Il se demanda si, s’il vendait autre chose, il pouvait encore devenir plus fort ?... Dans cette pensée, le soir venu, il demanda à nouveau s’il pouvait avoir autre chose… En échange de… N’importe quoi !


Feca lui refusa sa requête en ne lui envoyant aucune réponse. Enervé, Reil commença à hurler sa rage et son besoin d’être plus fort. Car son bouclier ne lui suffisait pas… Il voulait une armure ! Une armure invincible qui pourrait bloquer n’importe quel assaut sans lui faire le moindre mal !
Ses compagnons l’entendirent hurler pendant la nuit et commencèrent à se questionner sur lui… Les jours suivirent et il devenait de plus en plus étrange. Comme s’il était de plus en plus possédé par un esprit fondamentalement mauvais.


Il’ prit peur pour lui et décida de lui demander ce qu’il avait. Reil lui répondit qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, que c’était juste un problème passager.
 
Mais Reil ne pouvait pas supporter Essius… Il voulait toujours voir son bouclier pour l’identifier… L’adepte de Féca voulait donc le faire taire… Mais il avait les mains liées…
C’est au bout de quatre jours qu’ils arrivèrent à la forêt sombre…  Cela ne devait pas être si dur de trouver une créature qui, généralement, trouvait elle-même ses proies… Ils n’avaient qu’à attendre que le monstre vienne à eux…
La nuit se passa… Il faisait froid et sombre… La triste et lugubre forêt ne semblait pas vraiment idéale pour un campement… Des fois, on pouvait voire passer un abraknyde semblant vouloir fuir quelque chose… Si une créature si forte avait peur, alors que pouvait-il y avoir de si terrifiant dans la forêt… Le bruit terrifiant des feuilles d’arbres bercées par les vents était une raison suffisante pour empêcher tout le monde de dormir…
Le jour prit place sur la nuit… Cela ne se remarquait pas vraiment à cause des épais feuillages qui recouvraient l’équipe. Pendant que l’équipée mangeait, il sortit des arbres un énorme abraknyde recouvert de mousse. Essius prit la parole :


« - Je mettrais ma tête que c’est lui ! Sentez tout le wakfu qu’il émane ! C’est sans doute une créature redoutable ! Et je…
- Tais-toi un peu, tu veux ? Nous devons juste le tuer, pas l’admirer ! »
 
L’abraknyde invoqua des ronces un peu partout tandis qu’Il’ et Eigah tentais de l’attaquer par ses deux flancs et que les deux autres parlaient. Reil prit alors son bâton et fonça tête baissée. L’abraknyde frappa alors assez aléatoirement dans toutes les directions avec ses ronces. Reil en para une… Deux… Trois… Qua… Il sentit alors ses jambes faibles, il était touché… N’ayant pas prit de précaution, il n’avait pas pu esquiver ni même parer les assauts. Il’ tenta d’envoyer des petites boules de wakfu, mais elle n’était pas vraiment douée pour cela. Eigah, pour sa part, se jeta dans les ronces.  Essius cria :

« Euh… On fait sans tactique, comme ça ?... »

 Personne ne répondit, alors il prit une de ses lourdes aiguilles et conjura un sort du temps qui le rendit beaucoup plus rapide. Reil regardait ses compagnons se battre beaucoup mieux que lui… Il enragea… Pourquoi, lui, qui était beaucoup plus puissant, n’arrivait pas à se battre ? Pourquoi son bouclier n’avait aucun effet ?!
Son bouclier tomba alors dans les ronces suite à un coup porté au bras gauche… Il ne pouvait pas aller le chercher sans se blesser mortellement ou, au minimum, laisser une opportunité à l’abraknyde de le mettre hors-combat… Il se demandait comment faire… Il commença à s’énerver… Sa fin était-elle proche ? Il se concentra et… Soudain, il se rappela de l’enseignement de paladin… De sa foi, de son courage… Où était-ce passé à présent ?... Avait il oublié ce que « héros » voulait dire ?... Avait il oublié ce pourquoi il se battait ? Il ne pu retenir une larme puis se concentra sur le combat. Il prit son second bouclier, celui qu’on lui avait donné lors de l’entrainement…

Il tenta alors une approche plus en douceur et commença par utiliser son bâton et son bouclier pour parer les lourdes lianes. Il tentait avant tout de minimiser leurs puissances en se jetant en dessus en même temps que les parer… Ainsi, il utiliser son bouclier pour pouvoir faire des acrobaties. Il utilisa l’art qu’on lui avait enseigné pour se défendre, comme on lui avait dit.
C’est au bout d’une bonne minute qu’il arriva devant l’énorme bête qui se focalisa sur lui. Il para un coup brutal de son bouclier. Mais la puissance était telle qu’il fut tout de même expulsé à une dizaine de mètres de là. L’abraknyde ne semblait rien avoir… Même pas une égratignure. Il cria un juron et re-fonça au combat. Essius fit un sort sur le temps pour ralentir les ronces. Il’ en profita pour faire un bond et frapper l’abraknyde d’un coup de bâton… Qui ne fit pas grand-chose… Eigah frappa, elle d’un coup d’épée dans l’œil. L’abraknyde tituba un moment, mais pas assez de temps pour qu’elle puisse placer un second coup. Reil frappa alors avec son bâton trop tard et refit un tour du coté des araknes. Il’ s’en voulait de ne pas servir à grand-chose. Essius cria alors :


« Eigah, esquive son coup, je vais t’en donner le temps ! Il’, prend sa place dans le combat ! Il nous faut une personne comme toi pour l’occuper ! Reil ! Concentre ton wakfu ! Il nous faut des flammes ! »



Reil serra les dents et les poings… Il se demanda comme cet être osait lui parler sur ce ton ! Il n’avait pourtant pas le choix… Même sa constitution n’était pas résistante à tout épreuve… Il s’exécuta sur le champ, commençant une incantation de feu. Il’ ne semblait pas mal se débrouiller tandis qu’Eigah frappait le plus possible. Essius, voyant Reil commencer à faire une vague de flamme cria « Poussez-vous ! »
Il’ voulu réagir le plus vite et elle ne fit pas attention au lourd bras qui s’abattait sur elle et qui la cogna contre un arbre. Eigah trouva bon de se mettre derrière l’abraknyde.
La vague de flamme toucha l’abraknyde qui était trop occupé à frapper pour autre chose. Il prit feu comme un vulgaire buisson. En flamme, il continua à frapper, se tournant alors vers Eigah. Essius esquissa un sourire :


« Reil, Eigah ! Il faut frapper, maintenant ! »


Reil se lança alors, Eigah tentais de trouver le bon moment. Il’ revint au combat malgré le choc. L’abraknyde frappa de ses lourd bras en flammes sur un arbre, l’enflammant alors. Reil donna un coup en criant : « Impétuosité du ciel ! ». Essius cria, presque en même temps : « Coup rapide ! ».
Soudain, un immense bâton de vent allant à une vitesse fabuleuse s’abattit en même temps que le bâton de Reil sur l’abraknyde le chantournant alors selon la disposition de ses écorces.

La créature était détruite… La compagnie semblait heureuse d’avoir accomplit un tel exploit ! Ils se félicitèrent… Après cela, Il’ prit un bout de l’abraknyde et partit… Elle ne voulait pas de la récompense… Elle voulait venger ses amis. Elle alla donc retourner à son entrainement… 
Reil reprit son bouclier, le regarda et prit une grande inspiration :
« Alors, ainsi, c’est la fin, hein ?... Et dire que je n’en avais pas besoin… Quel idiot j’ai fais… »
Essius et Eigah le regardèrent avec un sourire ;

« - C’est plutôt une belle fin, non, preux paladin de l’ordre de Féca !
- C’est vrai que tu es très puissant ! Ta maîtrise de feu et du vent est parfaite ! Puisse Xelor faire en sorte que nous puissions nous battre à nouveau ensemble ! »

Reil regarda le sol et n’eu pas le courage de lui dire qu’il allait mourir. Il hocha la tête et les trois partirent en ville. Le partage fut vite fait, Essisus prenait l’argent qui lui servirait à continuer ses recherches en économie, Eigah prit le titre de noblesse dont elle n’avait rien à faire tandis que Reil se fit officiellement récompensé et amassa donc la gloire. C’était un héros ! Un vrai !

Heureux, il rentra chez lui. Ce qui le troubla alors le plus fut le visage de son frère qui lui souriait. Il le regarda et se rappela qu’il allait être son assassin… Il trembla… Sa famille vînt le félicité et fêter son acte héroïque.
Le soir, alors qu’il allait dormir, il alla rendre visite à son frère, dans sa chambre pour s’excuser de ce qu’il avait fait…
La chose la plus effrayante qu’il vu était en train de se produire… Son frère souffrait le martyre… Son âme se séparée du corps de façon trop précoce. Reil se dépêcha et le prit dans ses bras. Il pleura, impuissant devant Féca… Il cria alors :

« Féca ! Pourquoi ?! Pourquoi as-tu voulu sa vie ?! Le bouclier n’a pas servit ! Je suis entré dans les légendes sans avoir besoin de lui ! Tu n’as pas le droit ! »

Aucune réponse ne parvint aux oreilles de Reil qui vu le frère qui l’avait toujours admiré disparaître dans un flot de wakfu. Il fit couler un torrent de larme avant de reprendre la force de parler :

«  Féca ! Tu avais dis que tu prendrais ma vie aussi ! Dépêche-toi  donc ! »

La lumière s’abaissa alors, laisse Reil dans son tourment et une phrase résonna dans sa tête :

« N’est-ce pas déjà fait ? »


[Hrp] [ D'éventuelles remarques, critiques, commentaires, questions, insulte ? N'hésitez pas ! (Sauf pour les insultes, évitez quant même...). Le texte est court, alors prenez le temps de le lire :s]


Dernière édition par Trai-Shor le Ven 3 Sep - 11:39 (2010); édité 21 fois
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MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 14:29 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Namkian
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Inscrit le: 29 Aoû 2010
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MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 14:41 (2010)    Sujet du message: [Histoire] Le triste héros. Répondre en citant

[Hrp][ Elle est vraiment bien ton histoire, j'ai hâte de lire la suite.


Il y a juste une chose que je trouve un peu lourd, ce sont les minis poésies dans tes histoires... Enfin, c'est peut-être car je n'ai pas l'esprit de la poésie. :-) ]


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Trai-Shor
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Inscrit le: 28 Aoû 2010
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Localisation: Belfort

MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 18:27 (2010)    Sujet du message: [Histoire] Le triste héros. Répondre en citant

[Hrp] [ [del]J'aimerais bien poster la suite de l'histoire, mais c'est impossible, je ne sais absolument pas pourquoi, je ne peux pas la poster...[/del] La suite n'est pas en alexandrin pour faire plaisir à Georges-Henri et va directement à la fin histoire que ce ne soit pas trop long.

La courte histoire est finie... Mais ne pleurez pas ! Je vais vous donner des compléments sur le personnage si vous me le demandez ! Si vous voulez, vous me posez des questions sur un évènement ou personnage et je vous écris ce qui se passe ou ce qu'il est (était, est devenu)... Cela m'entrainera dans la création Smile
Si vous ne voulez pas, ce n'est pas grave Smile

Bon, je vous avoue que l'histoire n'est pas aussi bien rendu que je l'avais imaginé, j'ai donc beaucoup de progrès à faire... Alors : help me please !

La fin fut changée pour être un peu mieux que la dernière ! ]


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:43 (2018)    Sujet du message: [Histoire] Le triste héros.

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